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Un client nous appelle en septembre. Son activité se développe bien, vraiment bien. De nouvelles opportunités se présentent. Et pourtant, il dit non. Il refuse un chantier, repousse une embauche, hésite à facturer à sa juste valeur.
Sa raison : « Si je gagne plus, je vais payer une fortune en impôts. »
Ce réflexe, on le rencontre régulièrement au cabinet. Il est compréhensible. En revanche, dans la plupart des cas, il est mal calibré.
Pourquoi cette peur existe-t-elle ?
La fiscalité française est perçue comme complexe et punitive. En effet, les dirigeants entendent parler de taux marginaux élevés, de charges sociales lourdes, de contrôles fiscaux. Sans accompagnement, l’instinct naturel est donc de se protéger en limitant les revenus, en refusant des marchés, en ne structurant pas correctement sa rémunération.
Le problème : cette stratégie coûte souvent plus cher que l’impôt lui-même.
La vraie question à se poser
L’objectif n’est pas de payer zéro impôt. L’objectif est, au contraire, de payer le juste impôt, avec la bonne structure, au bon moment. Ainsi, un dirigeant bien accompagné ne cherche pas à fuir la rentabilité. Il la pilote.
Quels leviers légaux existent concrètement ?
Plusieurs outils sont accessibles aux dirigeants de TPE et professions libérales, souvent méconnus ou sous-utilisés.
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) permet, par exemple, de déduire des versements significatifs du résultat imposable tout en préparant la retraite. Pour un TNS, les plafonds de déduction peuvent atteindre des montants intéressants. C’est pourquoi c’est souvent le premier levier à activer.
L’arbitrage entre rémunération et dividendes dépend directement de votre structure juridique (SASU, EURL, SARL). En effet, ce qui est optimal pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Par exemple, un dirigeant de SASU qui se verse uniquement du salaire peut laisser des milliers d’euros de charges inutiles sans le savoir.
Les charges professionnelles déductibles sont par ailleurs régulièrement sous-exploitées : frais de véhicule, formation du dirigeant, cotisations Madelin pour les TNS (prévoyance, santé, retraite complémentaire). Ces postes réduisent la base imposable de façon tout à fait légale, sans montage complexe.
Ce que ça change dans le quotidien
Quand un dirigeant comprend que la croissance de son entreprise peut être pilotée fiscalement et non subie, il prend des décisions différentes. Il accepte le chantier. Une embauche suit. Les investissements reprennent. En somme, la peur se transforme en levier.
C’est précisément le rôle d’un expert-comptable en 2026 : pas seulement produire un bilan, mais aider à construire les bonnes décisions en cours d’année, avec des outils de suivi en temps réel comme Pennylane.
FAQ
Est-ce risqué d’optimiser sa fiscalité ? Non, à condition de travailler avec des dispositifs légaux et documentés. Utiliser un PER ou ses cotisations Madelin, c’est exactement ce que la loi prévoit. L’optimisation fiscale agressive ou fictive est une autre chose, et ce n’est donc pas ce dont il s’agit ici.
Faut-il attendre la fin d’année pour s’en préoccuper ? Pas du tout. Les meilleures décisions fiscales se prennent en cours d’année, pas en décembre dans l’urgence. En effet, un point semestriel avec votre expert-comptable suffit souvent à éviter les mauvaises surprises.
Quel est le bon moment pour faire ce point ? Maintenant, justement. Après la saison déclarative, le bilan de l’exercice précédent est frais. C’est donc le meilleur moment pour projeter l’année en cours et activer les bons leviers avant l’été.
Conclusion
Payer de l’impôt signifie que votre entreprise est rentable. C’est une bonne nouvelle. La vraie question est ainsi : payez-vous le juste impôt, avec les bons outils, dans la bonne structure ?
Chez CREO Conseils à Toulouse, nous accompagnons les dirigeants de TPE-PME et les professions libérales sur Toulouse et sa région avec Pennylane comme outil de suivi en temps réel. Un rendez-vous de 30 minutes suffit souvent à identifier les premières pistes d’optimisation.
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